Journée Nationale des Aidants 2025 : ces aidants invisibles que l’avenir inquiète

Retour à la liste des actualités

A l’occasion de la Journée nationale des aidants 2025, le 6 octobre, l’Unapei plaide pour une meilleure reconnaissance du rôle des frères et sœurs et la mise en place de dispositifs de soutien aux familles. Car si cette responsabilité peut peser, elle peut aussi être une source de richesse et de liens fraternels très forts, dès lors qu’un accompagnement adapté est présent et que des solutions diversifiées permettent de choisir son implication.

Être frère ou sœur d’une personne en situation de handicap intellectuel, c’est faire l’expérience de la différence et de ses richesses. Mais c’est aussi, souvent, grandir et vivre en assumant progressivement un rôle d’aidant de l’ombre — avec des conséquences sur sa vie personnelle et professionnelle. Pour certains, c’est même assumer un double rôle : soutenir leur frère ou sœur tout en accompagnant un parent vieillissant. Alors que l’Unapei appelle actuellement les fratries à témoigner dans le cadre de sa grande enquête nationale « La Voix des frères et sœurs » (ouverte jusqu’à fin octobre, résultats en 2026), le réseau d’associations met en lumière, à l’occasion de la Journée nationale des aidants, l’une de leurs réalités : l’inquiétude pour l’avenir.

« On parle de plus en plus des proches aidants, en particulier les parents, mais on oublie trop souvent les frères et sœurs. Pourtant, eux aussi sont souvent un soutien précieux pour les personnes en situation de handicap, eux aussi sont impactés par la situation, et deviennent aidants principaux après les parents. Il est important de porter leurs voix et de les accompagner ! » explique Luc Gateau, président de l’Unapei.